
Nous, bien sûr qu’on est berrichons, d’entre Châteauroux et Bourges, on n’a pas la grosse cote auprès des Parisiens — qu’on serait lourds, méfiants, un peu retardés pour tout dire, pleins de croyances obscures. Seulement, on a quand même la télévision, et les Hippizes, on sait ce que c’est, des jeunes qui se droguent et qui prêtent leurs femmes à tout le monde. Alors quand on les a vus débarquer, dix, douze, sans compter les gniards, et planter leur tente à la Grand’Côte, là, notre sang n’a fait qu’un tour.
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Je préfère un écrivain dérangeant que sans talent. Ce genre de débat me rappelle les années 70 quand on subissait un mauvais artiste qui chantait contre la torture en Espagne. Si on applaudissait, cela voulait dire qu’on aimait le chanteur et si on n’applaudissait pas, cela signifiait qu’on était franquiste ! Michel Le Bris
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