
Resserré dans le temps, laissant les silences faire leur œuvre, le film déploie une riche palette émotionnelle, qui se décline aussi bien en gris sombre pour signifier le drame d’une vie qui se termine qu’en jaune éclatant pour illuminer la fantaisie et la beauté du monde. Pour les plus grands spectateurs, voilà donc un poème visuel chaleureux s’offrant comme une probante alternative au cinéma d’animation américain qui inonde nos écrans. — Charles-Henri Ramond