La carrière de Patrice Leconte ressemble à un long parcours de montagnes russes, où parmi une longue succession de descentes émerge une série de sommets (…). Ridicule s’inscrit incontestablement parmi les hauts (…). Il suffit d’un bon jeu de mots, d’une phrase pleine de finesse pour s’attirer les faveurs de la Cour, et d’un mauvais calembour pour s’en trouver exclu et condamné au ridicule. Proche de Barry Lyndon par l’éclairage de certaines scènes de dîner et des Liaisons dangereuses pour l’atmosphère délétère qui s’en dégage, Ridicule s’attache à mettre en valeur un des éléments du roman de Laclos. Les liaisons dangereuses ne sont plus seulement celles qui se nouent entre les différents personnages, ce sont aussi celles du langage. Ce Ridicule ne tuera pas son auteur. — Samuel Blumenstein

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