Alors, comme ça, un type plutôt doué eut le bon goût de s’appuyer à la fois sur un bouquin de John Le Carré (auteur éminemment politique et jamais médiocre), sur l’Afrique telle qu’elle est (misérable et superbe), sur le pognon roi (et les haut-le-cœur qu’il génère), sur la realpolitik qui va avec (et les haut-le-cœur qu’elle génère) et, aussi, sur des acteurs qui vibrent comme des stradivarius (Rachel Weisz est, comme toujours, particulièrement épatante). Bref, que voulez-vous qu’il advint ? Un film intelligent bien que distendu, honnête et plutôt militant, honnête et plutôt dérangeant, honnête et plutôt convaincant. Le monde est infiniment injuste, les labos pharmaceutiques et Luc Besson se font des couilles en or, mais tout de même, il se trouve parfois des gens pour produire des efforts dans la bonne direction. Merci à eux, ils ne sont pas tant que ça.

— Well, diplomats have to go where they’re sent.
— So do labradors.

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