
En éclairant avec un soin documentaire manifeste quelques-uns des versants les plus sombres du passé hexagonal, c’est donc une forme de véritable travail d’historien qu’a effectué François Truffaut avec Le Dernier Métro. Et plus de trente ans après sa réalisation, le regard historique que propose le film n’a rien perdu de sa pertinence. Bien plus qu’une sorte de “Jules et Jim des années noires”, Le Dernier Métro s’impose comme l’une des œuvres de fiction à même de nourrir la réflexion de tous ceux qu’interroge la question de la France — et des Français — sous l’Occupation. — Pierre Charrel
A striking and engaging film, one that reflects the great filmmaker’s love of artistic creation and its role in maintaining humanity. — James Kendrick
— Maintenant je viens à l’amour Carl, et j’ai mal. Est-ce que l’amour fait mal ?
— Oui, l’amour fait mal. Comme les grands oiseaux rapaces, il plane au-dessus de nous, il s’immobilise et nous menace, mais cette menace peut être aussi une promesse de bonheur. Tu es belle, Héléna. Si belle que te regarder est une souffrance.
— Hier, vous disiez que c’était une joie.
— C’est une joie et une souffrance.