Une longue observation des trésors appartenant à la catégorie “nanars” nous permet d’affirmer que certaines des ficelles propres à ladite catégorie ont été employées ici avec une ardeur impressionnante : quand on n’a pas grand’ chose à narrer, on peut offrir au public de longs plans de présentation de décors exotiques, ou multiplier les scènes de close combat très pataudes, ou donner à de jolies femmes à grands yeux des rôles peu utiles et presque muets, ou poser un turban sur la cafetière de Bob Hossein pour en faire un improbable Thaïlandais, ou même prétendre qu’un bête paquet de clopes recèle un gadget révolutionnaire (bip bip bip bip, c’est épatant, toute cette technologie). On peut aussi faire tout ça en même temps, mais oui madame, avant de foirer copieusement les doublages, de torcher un montage paresseux et enfin d’aller au dodo l’âme en paix. En l’occurence, ainsi fut fait.

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