Ce qui peut frapper dans Le Cousin, c’est sa modestie, son profil bas : très peu d’effets de style, un petit scénario roulé à la main, une ambition sociale minimale et deux acteurs typés comiques sur lesquels on a jeté un grand seau d’eau froide, les plaçant ainsi dans une insécurité qui fait plutôt plaisir à voir […]. Le Cousin, donc, ne la ramène pas : malgré sa réputation de professionnel du polar à la française (Police Python 357, Série noire), Alain Corneau donnerait même le sentiment, dans les premières séquences, d’un tâtonnement, d’une approximation et d’un risque très fréquentables […]. L’essentiel se joue [ici] dans cette façon de vouloir accrocher l’attention sans racolage excessif, de composer avec la violence sans la “spectaculariser”. — Olivier Séguret, 1997.

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