— Vous dansez, Anita ?— …— Non mais, voyez-vous ça ! Je lui dis vous, à ce bébé… Allez hop, viens danser !— Oh, vous alors !— Qui, nous ?— Vous !— Toi.— Quoi, moi ?— Pas toi, moi.— Quoi, vous ?— C’est pas vous. Moi, c’est toi.— Oh, vous alors !— Bon. On va recommencer…

Deville est vraiment un cinéaste à part […]. Pour son premier long métrage, Ce Soir ou jamais, loin de filmer dans les rues, il enferme ses personnages dans un huis clos et leur fait jouer des jeux de l’amour et du hasard, proches de Marivaux. Dialogues très écrits et, déjà, une méditation sur l’artifice et la vérité, puisque les deux jeunes acteurs ne font que se tendre des pièges pour tenter d’aboutir à la vérité du sentiment. Dès ce premier film, quelle liberté chez le cinéaste !Pierre Murat

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