
Les comtesses se baladent en Solex et les bonniches sèchent les vêpres pour aller au cinoche : tout fout l’camp, la décadence fait des ravages irrémédiables. Le vieux marquis fauché regarde tout ça en hochant la tête. On le sent, le film sera fini quand le dabe aura tiré toutes les conséquences de cette drôle d’époque, les Mémoires de Saint-Simon dans une main et Razzia sur la schnouf dans l’autre. Soit…
S’il n’y avait eu l’immense Pierre Fresnay au milieu du château délabré (et un discours bien senti pour dégommer le pognon corrupteur), on n’aurait peut-être pas tenu la distance, tellement on a somnolé la plupart du temps, quand on ne grognait pas face à un truc façon image d’Épinal, une vision bien gentillette : celle d’une noblesse qui n’aurait jamais été que générosité et grandeur d’âme.