C’est kif kif ou presque, si on se réfère aux dix premières minutes de la version mythique, celle de Hawks. Presque, parce que si les dialogues sont conformes, on est tout de même trente ans plus tard, en couleurs et en Angleterre (!). Ce film curieux est porté nonchalamment par un Mitchum épatant et servi par une distribution anglo-amerloque tape-à-l’œil. L’intrigue est plus compréhensible que chez Hawks. L’ensemble est honorable, voire plaisant — pas de quoi bâtir un mythe, mais de quoi offrir un divertissement assez honnête, en conséquence de quoi seuls les puristes les plus fervents seront autorisés à grincer des dents. Et pas trop fort, encore.

What did it matter where you lay once you were dead? In a stagnant lake or in a marble tower on the top of a high hill? You were dead, you were sleeping the big sleep, you were not bothered by things like that. Oil and water were the same as wind and air to you.
You just slept the big sleep.

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