— Ooohh, ma pauv’poitrine… En tout cas, si j’ai un enfant, j’le nourrirai pas.
— Moi non plus, tu vois. Faudra qu’il s’débrouille tout seul.

— …
— Fais voir un peu…
— Non, écoute…
— Fais voir… Qu’est-ce qu’elle a, ta poitrine ? Elle a quelque chose ?
— … 
— Dis donc, y sont pas pareils.
— Qu’est-ce que tu dis ? T’es complètement fou !
— Ah non non non, j’t’assure, y en a un qu’est plus gros qu’l’autre.
— Ah écoute, c’est pas vrai.
— Aaahh si si, c’est vrai.
— Nan, c’est pas vrai.
— Non non, c’est vrai.
— Tout l’monde est comme ça, alors.
— Ah non, pas du tout, tu vois.
— …
— Même, pour les différencier, faudrait leur donner un nom. Par exemple, Laurel et Hardy.
— Aaahh, écoute…
— Non non, c’est vrai. Je sais pas, si tu préfères, Don Quichotte, et puis çui-là, le p’tit gros… Eh, Sancho Pança !
— Ah, écoute, tu m’fais pas rire.
— …
— Allez, j’éteins.

Bed and Board is one of the most decent and loving films I can remember. — Roger Ebert, 1971.

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