Le documentaire aborde avec justesse la part musicale de Claude Sautet – grand mélomane et musicien – et l’art éminemment français qui est le sien. Et il n’est sans doute pas hasardeux qu’il ait mis Maurice Ravel au centre d’Un cœur en hiver (1992), le compositeur dont il est probablement le double en matière de cinéma : secret, raffinement, technique implacable, catalogue réduit. Un monde où le calme et la douceur des apparences sont sans cesse aiguillonnés par l’amertume des dissonances – pour reprendre les termes de l’épitaphe tombale du cinéaste qui donne son titre au documentaire. — Renaud Machard

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