
A gritty, intense and supremely accomplished sci-fier. — Todd McCarthy
D’un film l’autre, Steven Spielberg, cinéaste maniaco-dépressif, passe de l’euphorie à la dépression la plus profonde. Après l’optimisme forcené du Terminal voici la nuit de l’humanité, imposée par des envahisseurs venus d’une autre planète. La Guerre des mondes a beau se nourrir des miasmes contemporains, le film n’emprunte pas que son titre au roman plus que centenaire de H. G. Wells. Il en demeure aussi la brutalité planétaire (alors prémonitoire, cette Guerre des mondes précédait de dix-sept ans la première guerre mondiale), la structure à trois pieds des machines qui attaquent l’humanité, et la fin, qui suscite autant la terreur que la frustration, puisque l’issue de la guerre n’est pas décidée par le sort des armes mais par l’ordre naturel. — Thomas Sotinel