
Les retrouvailles du réalisateur de Riff-Raff, My Name Is Joe ou Ladybird avec « son » Angleterre, celle des démunis et des oubliés. Ce peuple que plus personne, sauf lui, n’appelle la classe ouvrière. Les victimes de toutes les crises, de toutes les politiques de rigueur, tous ceux qu’il est désormais un peu seul, en son époque et son île ultra-libérale, à défendre ainsi, caméra au poing, sans marchander, sans jamais rien lâcher. Cet isolement, ce côté « dernier des Mohicans », imprègne le récit d’amertume, lui donne, bien plus que pour le film précédent, un air d’ultime et poignant baroud d’honneur. — Cécile Mury