
Xavier Dolan prend son métier à bras-le-corps. Il intervient dans tous les registres, des costumes au montage (…) Des rafales musicales à hauteur de clip redoublent les intrusions visuelles de halos d’humeurs colorées. On comprend – trop – la volonté d’utiliser une abondance de gros plans sur le visage des personnages afin qu’ils se retrouvent encadrés de claustrophobie. L’asphyxie les confine dans les intérieurs de la maison. L’étouffoir de la famille, creuset de névroses en lieu et place de soutien et d’affection, pouvait crier moins fort. — Dominique Widemann