À leurs yeux, la Sibérie n’était qu’un désert glacé, maudit, et le voyage destiné à l’atteindre une interminable et ridicule entreprise. Moi… moi, dans une espèce de transe, je traversais des continents et des océans inconnus. Plus long le chemin, plus riches ses promesses. Et à son terme, au bout du monde, ces steppes de neige infinie, ces fleuves géants, ces forêts sans fin, ces tribus de l’âge de pierre, et les cosaques du Baïkal, de l’Amour. Et les chants des forçats. — Les Temps sauvages, 1975.

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