
Ce que les Anges Gardiens, dans ses premières séquences, voudraient nous faire admirer, c’est leur luxe américain, leur manière décomplexée de flatter le paradigme du film d’action à la Schwarzenegger […] Le montage est comme on dit nerveux, le rythme en effet rapide, mais la recette a quelque chose d’immédiatement lisible: il y a là plus d’agitation que d’action […], quelque part entre Les Tribulations d’un Chinois en Chine et Mon curé chez les faces de citron […] C’est toute l’énigme de ces Anges gardiens: le film est assez peu comique […], bâti sur une idée moyenne [avec] un moteur tantôt trop puissant, tantôt trop poussif. — Olivier Séguret