
Peut-être moins cohérent, moins homogène que le très admirable Jour de fête, Les Vacances de monsieur Hulot n’en demeure pas moins une merveille de cinoche soigné mettant en œuvre une mécanique d’une précision extrême, une sorte d’artisanat d’art du gag bon enfant. Les clins d’œil s’enchaînent avec bonheur, le rythme ne faiblit jamais et la bande son relève de la dentelle. Le tout raconte un monde jamais mièvre mais toujours charmant, peuplé d’enfants farceurs et d’animaux malins, de mélodies paisibles et de catastrophes sans conséquence. A-t-on jamais fait plus aimable ?
Heureux Tati qui sait se renouveler avec autant d’aisance qu’il met de désinvolture à ignorer les conventions établies du spectacle cinématographique, à se tailler une place bien à lui dans la comédie burlesque ! Heureux M. Hulot qui réussit cet exploit de transformer un sinistre petit Trou-sur-Mer quelconque en un havre de grâce, tout baigné de poétique humour et où ne nous ne désirons plus qu’aller passer nos prochaines vacances ! — Serge Parmion, 1953.
— Aaahh, Mister Hulot, I’m going. I had such a good time… I’m coming next year. You too? Good bye, then!