Ceci n’est jamais que du théâtre d’après-guerre pas très bien filmé, du cabotinage au carré lesté de quelques accès d’une épaisse misogynie (parfois teintée de xénophobie — on insiste sur les gros lolos de Christina Schmidtmer, on la nourrit à la choucroute et on l’appelle Lufthansa). C’est pas bien du tout, mais on s’est laissé faire, on a regardé Curtis et Lewis sillonner un Paris de carte postale en roulant des pelles à des hôtesses de l’air dans des DS et des 403, on voyait venir de loin les péripéties successives, c’était très satisfaisant, on s’est senti plutôt intelligent, pour une fois. Et puis on a toujours eu un faible pour Thelma Ritter et les grosses ficelles boulevardières.

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