Le premier mérite du très riche (et pourtant trop bref) film de Clélia Cohen est de restituer à Clint Eastwood son infinie complexité : celle d’une star de la télévision (grâce à la série Rawhide) devenu l’un des hérauts de la résurrection du cinéma, derrière et devant la caméra ; celle d’un modèle de virilité qui a construit de grands films autour de sublimes figures féminines ; et, enfin, celui d’un réactionnaire éternellement attiré par le mythe des pionniers capables de sentir et de mettre en scène les ravages de la violence dans la société américaine et d’en célébrer la diversité. Thomas Sotinel

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