Cette terre rappelle la bonté et la gouaille du cinéma populaire d’après-guerre. Voilà tout le sel de ce film imparfait que d’inscrire l’histoire d’un fermier algérien, avec son parler et sa vache adorée, dans le vaste ensemble de la tradition comique française. La Vache est fait d’allers-retours entre la cambrousse franchouillarde et le bled où tous les garçons s’appellent Mohamed, rêvent d’obtenir un visa, les deux lieux étant en connexion permanente via Skype ou le téléphone. Tout l’intérêt du film tient à ce qu’il installe un balancement permanent entre les deux pays au cœur de son dispositif comique. Et acte ainsi, face à tous les frontistes ou assimilés du moment, l’entremêlement indiscutable entre le patrimoine français, fût-il vieillot, et l’Algérie. Clément Ghys

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