Les efforts de la Cinémathèque française ont permis de redonner vie à un film très proche de la version que voulut Ophüls. Par la grâce d’outils numériques, Lola Montès a retrouvé ses couleurs, un son stéréophonique et son format. Ce qui ne suffira pas à dissiper un parfum de malédiction (…). Après un long prologue, lorsqu’on découvre enfin Martine Carol, star de l’époque, interprète de Lola Montès, les premiers mots qu’elle prononce sont : “Ça va aller.” Parfaite antiphrase (…). Cet enfer n’est pas celui qui guette les filles perdues. C’est celui où l’amour et l’argent s’échangent indifféremment, où la célébrité est une marchandise. Thomas Sotinel, 2008.

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