
Cette leçon d’histoire, peu surprenante dans sa forme mais salutaire par ses rappels, et parfois étonnante par ses anecdotes concernant la vie quotidienne, bénéficie naturellement de nombreuses archives filmées. Les plus intéressantes, les plus rares sont celles en provenance des lointaines républiques asiatiques, de Géorgie ou des Pays baltes. Sans oublier des extraits de films de fiction assez déroutants. Du Voyage cosmique (1936), en passant par Lettres d’un homme mort (1986) et Le Soleil blanc du désert (1970), il y en a pour tous les goûts.
Autre atout du documentaire : la diversité et la qualité des témoins rassemblés. Russes, Kirghizes, Lituaniens, Biélorusses, Ukrainiens ou Géorgiens, les femmes et les hommes interrogés face caméra ont été, en URSS, des responsables politiques, des policiers ou des militaires. Mais aussi des intellectuels, des artistes ou de simples citoyens racontant leur adolescence. Leurs paroles valent toutes les leçons d’histoire.
Alain Constant