Le coup de fil interrompit une agréable conversation sans but apparent ; c’était seulement que les trois hommes, réunis pour la cérémonie du café de dix heures dans l’imposant bureau du commissaire au premier étage du Central de police d’Amsterdam, n’étaient pas seuls ce matin-là, mais affrontaient ensemble ce début de décembre, époque la plus lugubre de l’année.
La sonnerie irritante du téléphone coupa court aux explications laborieuses du sergent sur l’art de faire fleurir les bégonias en hiver. Cela intéressait le commissaire et l’adjudant, des profondeurs d’un confortable fauteuil recouvert de velours, avait eu la politesse de ne pas bâiller, tousser ou sucer bruyamment son bout de cigare humide pendant que le sergent poursuivait son discours. Mais le téléphone s’étant mis de la partie, les deux policiers écoutaient les réponses du commissaire avec un certain intérêt. Il s’agissait peut-être d’un coup de fil professionnel, mais c’était peu probable.

Triumphant. . . The best of the van de Wetering mysteries so far. — The New York Times, 1979.

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