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— Do you really believe in the perfect murder?
— Yes, absolutely. On paper, that is. I think I could plan one better than most people. But I doubt if I could carry it out.
— Oh? Why not?
— Because in stories things usually turn out the way the author wants them to. In real life they don’t. Always.
— Mmmhh.
— No, I’m afraid my murders would be something like my bridge: I’d make some stupid mistake and never realize it until I found everybody was looking at me.

Si la ligne de l’intrigue est d’une sécheresse toute mathématique, les personnages ne sont pas traités comme des entités. Le mari est ignoble mais séduisant, et ne perd pas son flegme même une fois confondu. L’amant, lui, est chargé à l’extrême et la femme aussi sotte que gracieuse. Charge gamine, dira-t-on, de la part de ce bon Anglais qu’a toujours été Hitchcock car ils sont l’un et l’autre américains. Mais, au-delà d’une volonté de satire assez superficielle, ce choix des caractères porte une signification plus profonde, obéit à cette habitude qu’a prise notre auteur de présenter le Mal sous des espèces flatteuses. – Claude Chabrol et Eric Rohmer, 1957.

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