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À bien voir les choses, elle vécut successivement deux vies. La première, en tant que fille, femme et mère, et la seconde simplement en tant que Mme B., personne seule, sans obligation, aux moyens modestes mais suffisants.

René Allio n’a pas fait un film complaisant et jouant sur un sentimentalisme facile. Il n’a pas fait l’apologie démagogique de la liberté des vieilles dames, mais au contraire la critique de cette liberté en la montrant impuissante et incomplète, insatisfaisante. Il a montré qu’il ne suffit pas du rêve pour remédier au vice de l’ordre social ou familial. Sa critique ne s’arrête pas au moment où la vieille dame semble connaître le bonheur : elle se renforce subtilement de cette apparence trompeuse de bonheur. De l’existence, la vieille dame n’aura jamais ramassé que les miettes. Le film refuse la bonne conscience. — Jean-Louis Comolli, Les Cahiers du cinéma, mai 1965.

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