
Malin, le cinéaste Claude Bernard-Aubert se concentre tout d’abord sur la description d’une France profonde encore marquée par le patriarcat et la loi du silence. Vivant toujours dans le souvenir des années d’occupation, les paysans d’alors cachent leurs secrets au plus profond d’eux-mêmes et voient d’un mauvais œil l’intrusion d’étrangers dans leur quotidien. Ne ménageant personne, le cinéaste décrit une France arc-boutée sur ses convictions ancestrales, décimée par l’analphabétisme et la méconnaissance de l’autre […]. Pas le plus grand film de son cinéaste, [mais] aujourd’hui encore une intéressante radiographie d’une France qui n’a peut-être pas totalement disparu. — Virgile Dumez