— Where are we headed, man? I’m ready.
— I dunno. Sometimes, when there’s nothin’ to do, it’s best to keep movin’.

Premier film, mais sacré film. Tourné au fin fond d’une Amérique paumée, c’est un road movie joliment déjanté, centré sur une histoire d’amitié ou d’amour, on ne sait pas trop, entre deux beaux losers. Un film un peu déglingué, avec un scénario fort malin servi par des paysages, des lieux, des tronches, des pin ups, de l’action musclée et des gags assez inénarrables. Le plus fort, c’est cette capacité à introduire d’insensibles ruptures de ton, du paisible au spectaculaire, du baston à la rigolade, du sourire au drame. C’est du cinoche, ça.

If I knew the way, I’d go back home
But the countryside has changed so much
I’d surely end up lost
Half-remembered names and faces so far in the past
On the other side of bridges
That were burned once they were crossed

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