Pédale douce est certainement un film limité mais a priori peu suspect d’homophobie. Son inspiration semble au contraire bienveillante, ce qui en fait un cas assez nouveau de comédie gay réversible: un recto pour le grand public, rameuté par une stratégie Cage aux folles qui a fait ses preuves ; un verso à usage plutôt interne, qui cligne de l’œil vers ceux que la promo euphémise en «monde de la nuit». La nouveauté est donc dans ce passage d’un humour folle indigène dans les circuits de la comédie populaire et mainstream, susceptible d’intéresser tout les publics, sans distinction de choix sexuels (…) Il faudrait être bêcheuse pour ne pas au moins pouffer devant quelques-unes des vannes bien vues, parmi la myriade dont le film nous bombarde (…) Fanny Ardant tire le meilleur bénéfice de cette aventure et conquiert dans ce contre-emploi apparent une assez troublante crédibilité. A moitié amusant, donc? Oui, car Pédale douce est par ailleurs assez peu un film, si ce mot se réfère à la mise en scène et au cinéma. — Olivier Séguret, 1996.

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