La pièce, qui était vide, n’avait pas plus de deux mètres de large sur trois mètres de profondeur. Il fallait descendre deux marches, car elle était en contrebas.
Un comptoir étroit. Une étagère garnie d’une douzaine de verres. La machine à sous. Et, enfin, deux tables.
Au fond, une porte vitrée, garnie de rideaux de tulle. Derrière ce rideau, on devinait des têtes qui bougeaient. Mais personne ne se leva pour accueillir le client. Une voix de femme, seulement, cria :
— Qu’est-ce que vous attendez ?
Et Maigret entra. Il fallait encore descendre une marche, et la fenêtre, au ras du sol de la cour, ressemblait à un soupirail. Dans la lumière indécise, le commissaire vit trois personnes autour d’une table.
La femme qui avait crié et qui continuait à manger le regardait comme lui-même avait l’habitude de regarder les gens, calmement, sans perdre un détail.
Les coudes sur la table, elle soupira enfin en désignant un tabouret du menton :
— Vous y avez mis le temps !

Compelling, remorseless, brilliant.John Gray

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s