Même si le principal du film se concentre sur les démons intérieurs de Clapton, il reste quelques épisodes musicaux savoureux, dont certains peu connus. Ainsi, cette session d’enregistrement avec Aretha Franklin, des extraits sonores de conversation avec Jimi Hendrix, ou des scènes backstage avec les Beatles (…) Si le fond marque sa singularité par rapport à un documentaire musical classique (qui aurait volontiers égrainé les albums successifs), la forme est tout autant surprenante. Ici, pas d’interviews comme on a l’habitude d’en voir habituellement, dans des studios d’enregistrement. On n’entend que des voix off qui interviennent sur les images. La voix de Clapton lui-même est très présente et sert de fil conducteur, mais tous les protagonistes de sa vie, personnelle ou publique, sont là et commentent les différentes étapes de cette illustre carrière (…) Les chansons illustrent les séquences, toujours à propos, et répondent aux images d’une résonance quasi-universelle, comme si la douleur profonde d’Eric Clapton faisait écho à tous les mal-aimés, les désespérés, les rejetés (…) Au final, un film qui parle plus de résilience et d’espoir, que de rock ou de guitares. Mais n’est-ce pas la définition même du blues ? Exit les « bars » où Clapton noyait son chagrin dans l’alcool, et place aux « 12 mesures » du blues, celles de la vie. — Jean-François Convert

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