Antonio Altarriba s’est mis en tête de raconter la vie de son père, marquée par la guerre d’Espagne, par l’émigration, par le franquisme — la vie d’un brave type, à la fois généreux et minable, altruiste et lâche, un type qui aura vécu heureux par intermittences et morflé copieusement le reste du temps. Ça donne une bande dessinée de deux cents pages pleine d’humanité et de franchise, une biographie soignée à faire lire d’urgence à un de ces pénibles blaireaux qui font la moue à la vue d’une BD.

Dans cette chronique fourmillante traduite de l’espagnol, l’intensité dramatique et l’habile tricotage des anecdotes intimes avec les soubresauts de l’Histoire se fondent en une peu ordinaire épopée à la première personne. Etayé par le trait du dessinateur Kim, à la fois très descriptif dans le documentaire d’époque et d’un expressionnisme ironique dans le portrait individuel, ce roman d’une vie est palpitant parce que viscéralement vrai. — Jean-Claude Loiseau

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