L’humain peut être infiniment grand comme infiniment petit (…) Ghislain Lambert est animé d’un jusqu’au-boutisme à la fois touchant, humain et absurde. Benoît Poelvoorde, impeccable côté crédibilité sportive, poelvoordise son personnage jusqu’au muscle tendu de son mollet galbé. Peut-être trop, et au risque de s’enfermer sur son propre terreau ludique, mais le burlesque désespéré qui en jaillit est à la fois jouissif et émouvant. Harel, qui a écrit le synopsis de concert avec Poelvoorde, propulse le spectateur en province où sévit une ringardise pathétique et dans les coulisses du cyclisme amateur où règnent, comme dans les grandes compétitions, le culte du meilleur, l’humiliation, la terreur, le dopage, les rivalités, la solitude. Effet miroir de nos propres mesquineries. On aurait aimé plus de concentration sur les personnages secondaires, mais le tout reste nuancé et plus humain que cynique. — Fabienne Bradfer

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