Il savait bien que ça allait se passer de cette manière. Qu’il était allé trop loin. Edith le rejoignit sur la promenade qui longeait l’embouchure du fleuve. Il y avait du vent, un ciel gris-violet de fin d’été. Il plissait les yeux car ses cheveux lui cinglaient le visage. De sorte que la gifle qu’elle lui administra ne changea pas grand-chose à ce qu’il ressentait. Elle pouvait bien lui en donner une deuxième pour le même prix. Il n’avait pas l’intention de bouger. Sa joue était chaude. Son oreille sifflait.

Elle décida qu’elle allait lui en coller une autre.

Ils en étaient arrivés là.

o o o

Plus enlevé, moins noir, moins désespéré, plus touchant sans doute que les livres précédents de Djian, Double Nelson s’avère finalement une lecture plaisante, même si légère, et laisse entrevoir la possibilité – inhabituelle chez l’auteur – d’une sorte d’apaisement, qui pourrait bien ressembler au bonheur. Acceptons-en l’augure, et voyons Double Nelson comme un livre de transition vers ce qui pourrait être une nouvelle phase de l’œuvre d’un écrivain qui semblait tourner en rond depuis quelques années, et refuser une possible maturité. – Eric Debarnot

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