Un gros couac et un sale coup pour quiconque lit ce canard, Le Canard, LE Canard, comme ma pomme depuis déjà plusieurs décennies. Le schéma scandaleux qui avait permis au couple Fillon de se gaver grassement, dénoncé à juste titre dans ses pages, perdurait de longue date en son sein même, entretenu ces dernières années par trois vieillards qui s’accrochent au volant (quand tant de jeunes claquent du bec). Ils contrôlent peinards un média centenaire et utile en l’administrant comme des pignoufs, des censeurs insensés. Et puis, tiens tiens, ils se font au passage de joyeuses couilles en or (le modèle économique du truc est à hurler, ultra pyramidal, opaque, inéquitable et discrétionnaire).

Le bouquin de Nobili est sans doute imparfait, parfois un peu mesquin, mais c’est lui qui a raison, pas le camp d’en face, celui des trois profiteurs alliés à des petites mains mortes de trouille. Ils veulent que le volatile survive au scandale. Ouais ouais, mais uniquement si vous commencez par faire le ménage.

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