Au début des années 2000, l’économie russe est en plein essor. Tout le monde peut désormais faire des affaires et veut sa part du gâteau. La gouvernance n’est pas assurée par l’Etat, mais par le crime organisé, jusqu’à ce que les entreprises se rendent compte qu’il est plus avantageux de s’adresser au FSB qu’à la mafia pour résoudre un problème avec efficacité (…).

“Ils ont tous commis la même erreur : si vous laissez trop de pouvoir au FSB, c’est lui qui décide de la prochaine cible, pas vous (…). De nos jours, le FSB ne peut mener la moindre opération sans l’aval de Poutine. C’est assez récent — je dirais que ça date de l’annexion de la Crimée. Avant ça, il y avait sans doute des électrons libres dans le système, mais pas aussi nombreux (…). Depuis 2014, il est devenu impossible pour le FSB de faire quoi que ce soit de façon indépendante.” — Andrei Soldatov, journaliste

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