
A partir de la dérégulation des années 1980, des sommes de plus en plus importantes furent perdues dans des banques d’investissement ou dans des activités de fraude fiscale avec des ressortissants américains, une activité pour finir sévèrement punie. De nombreux autres spécialistes et ancien·nes collaborateur·ices ajoutent leur voix à ce chœur témoignant de la cupidité, de la mégalomanie, de l’arrogance et de l’entêtement qui régnaient dans les étages supérieurs de la banque. En tant que profane, il n’est guère possible de juger si les échecs impressionnants accumulés en matière de gestion ont vraiment été les clous du cercueil du Crédit Suisse; en dernier lieu, on ne comprend toujours pas très bien pourquoi la Banque nationale suisse n’a pas pu résoudre la crise de confiance finale des investisseurs en leur promettant des liquidités illimitées. Quoi qu’il en soit, on sort du film avec la douce satisfaction que les arnaqueurs sont aujourd’hui tous cloués au pilori.
Andreas Furler