Chabrol ne dépeint pas un monstre. Il le rend même plutôt sympathique ! La société bourgeoise avec ses centaines de milliers de morts, sa bonne conscience et son ordre établi, n’est-elle pas davantage coupable aux yeux de l’histoire des civilisations ? C’est ce que souligne le film qui insère des bandes d’actualité, montrant les atrocités de la guerre, dans un récit au ton un peu primesautier, aux dialogues savoureux, aux beaux décors 1900. Landru, à l’humour macabre, devient une réflexion sur la culpabilité et la responsabilité.
Claude Bouniq-Mercier & Jean Tulard

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