
La réussite du film tient à la peinture du milieu qui, un peu comme dans Les Sopranos, présente le visage de la banalité : vêtu en chemises Lacoste, le parrain mène une vie bourgeoise sans extravagances hormis quelques fêtes un peu cocaïnées au bord de la piscine, que rien ne distingue fondamentalement, en apparence, de celle du patron de clinique à qui il essaye de vendre ses services de ramassage de déchets.
[Le film] va en se bonifiant, tiré vers le haut notamment par une pétillante constellation d’acteurs dont les profils un peu atypiques, chacun à sa manière, contribuent à la modernité du propos.
Isabelle Reigner